25 novembre 2009

Épilogue.2: rien à dire.

Deuxième volet de la tétralogie « clap de fin » de ce blog.

Cette semaine j'aborde- merde, téléphone.

Je disais donc, avant d'être importuné par des inconséquents me proposant du travail, cette semaine, abordons le thème des posts déstructurés. Sans doute mon style préféré, assez casse gueule, comme on peut en juger sur certains exemples. Mais c'est assez jubilatoire de partir à l'aventure sur une feuille blanche, sans autre objectif que de laisser les mots s'enchaîner. Le stream of consciousness comme on disait en cours de littérature pour se la péter à la fac. Ça peut vite tourner à meubler avec des calembours périmés, des pseudo-coups de gueule ou des niaiseries consensuelles, c'est le danger. Mais ça a le mérite d'être sans ambitions particulières, donc on se contente de peu, quel que soit le résultat, il s'agit seulement de finir. Un peu comme la vie passé un certain stade. Tiens, je reçois un mail.

Encore une candidature négative, il se passe quoi aujourd'hui, les DRH sont sorti d'hibernation, ils ont décidés de lire leur mails? Sans déconner, environ deux ou trois semaines sans aucune réponse, et là c'est la troisième aujourd'hui.

Bref, je disais donc, c'est plus facile d'écrire ce type de message car au lieu de penser à ce qu'on veut écrire, on écrit ce que l'on pense. Dis comme ça, ça fait très journal intime, mais descendez une bouteille de whisky, sniffez deux, trois lignes par jour et on appèle ça de la littérature. Après avoir suivi scrupuleusement ce régime pendant un temps, votre train de vie ayant atteint un certain niveau, vous vous recyclez cyniquement dans le roman de gare mièvre pour ménagère et ado pubère, ça marche quoi qu'en pense les critiques, et ça paye son gramme. Pour adapter ça à d'autres arts, remplacer littérature par cinéma d'auteur, chanteur engagé aux cachets, ou autre appellation «tendance».

Là par exemple, je me met à trop réfléchir, on commence à trouver un fil conducteur, un raisonnement: c'est pas bon. Faut que j'aille pisser.

C'est vrai que la plupart du temps, ce style était souvent lié à l'état d'ébriété dans lequel je me trouvais: choix de facilité bien compréhensible. Mais même à jeun, mon goût pour les digressions diverses est souvent contraire à une structuration logique du propos. Oui en gros même sobre, je raisonne comme un mec bourré. Enfin sans les redondances et les problèmes de dyslexie, j'espère. Enfin sans les redondances et les problèmes de dyslexie, j'espère. Ahahah.

La seule difficulté alors, c'est de savoir quand s'arrêter. Oui, vu qu'il n'y a par définition, pas de conclusion véritable, on peut continuer à ressasser les mêmes conneries encore longtemps. Mais il faut savoir en garder sous le coude, pour un jour de pluie, comme on dit.

3 réactions:

Nat a dit…

c'est vrai que j'aimais bien ces posts. De plus c'est pas donné à tout le monde de faire du déconstruit qui se tient!! Ou alors c'est parce que suis tellement chaotique que je trouve ça rassurant?! Bah osef!!! D'ailleurs j'adore lancer un débat sur la prononciation de cette expression qui ne s'utilise que par clavier normalement. Débile et inutile j'ai tenu 20 min pr le plus long!!

matt a dit…

En fait c'est assez marrant de se replonger dans tes posts un peu décousus, on peut sentir l'énervement ou le coup de gueule enfin l'émotion principale derrière l'article (conclu par un "F**k'em all" des familles). Bref c'est pas une qualité commune, de pouvoir transposer ça par écrit sans tomber dans les lamentations ou le journal intime! Moi, j'ai tendance à ma détacher naturellement.

Nat a dit…

ben j'aimerai arriver naturellement au détachement mais bon chacun ses qualités hein!!!
mais c'est vrai qu'écrire parfois ça aidait à passer l'ennervement en plus calme. Mmmm vais p-ê conclure mon blog par un post de fêtes de fin d'année.