Second RDV Actu in UK', et déjà plus de mal à trouver un thème, mais je vais pas me défiler dès le deuxième numéro, cela dit le Good Friday étant férié j'aurai pu décaler. Mais non, je ne suis pas de ceux là. Le manque d'inspiration me pousse à traiter un sujet facile (non pas le prix de la bière!) mais les stéréotypes. Les échanges culturels franco-britanniques contemporains en sont parfois remplis. Lire "A Year In The Merde..." pour ceux qui veulent un point de vue anglais, non dénué d'ironie. Pour ma part je vais tenter de distinguer stéréotypes et réalité, sachant que bien sur tout le monde est différent, ce ne sont que des généralités, et autres évidences.
Alors commençons par la doublette gagnante, les deux sujets dont on peut à coup sûr parier qu'ils seront abordés à un dîner, de retour en France. La météo et la cuisine. Pour la météo, malgré tout le talent en matière de mauvaise foi dont un anglais peut faire preuve, impossible de balayer le sujet en le qualifiant de "cliché". Enfin se limiter à parler de la pluie est un peu facile. Il y a aussi du vent, c'est une île après tout. Plus sérieusement, même si on ne peut nier l'impact d'un peu de soleil sur le moral, les gens qui se focalisent là dessus me donnent souvent l'impression d'avoir assez peu d'autres centres d'interets. Et puis ont peut être surpris, un peu de beau temps imprévu et c'est l'improvisation, les gens sortent en famille, se promènent, visitent, se ruent dans les parcs...Bref, on connait le climat, on relativise, on s'attend au pire. Mais après tout "look on the bright side", si le soleil est de sortie, profitons en.
La cuisine, elle, est victime d'années d'échanges scolaires difficiles. Il est de notoriété publique même pour un anglais que les restaurants scolaires sont infects, même si beaucoup de progrès ont été fait. L'excès inverse de donner aux enfants les menus qu'ils veulent, a contribué à faire du pays le premier d'europe en terme d'obésité. Du coup c'est un débat perpétuel sur l'éducation à la nourriture, cours de cuisine, responsabilisation des parents, etc...Pour la cuisine en général, il y a un énorme contraste entre le complexe d'infériorité que font les britanniques et la multiplication des émissions culinaires, et le phénomène des chefs-stars. Pour résumer, beaucoup d'anglais sont persuadés que cuisiner est une sorte de talent inné qu'ils n'ont pas, du coup ils sont très ouverts et ont un féroce appétit de connaissance dans le domaine. Hommes ou femmes d'ailleurs. L'autre aspect c'est l'appropriation de cuisines étrangères qui sont incorporés dans les menus des pubs et autres restaurant, il n'y a pas de ghettos culinaires en sorte. On trouve aisément toute sorte d'ingrédients, mondialisation oblige, mais pas seulement: il y a un réel marché, bien au delà des simples communautés.
Un autre cliché, mais qui je crois a déjà du plomb dans l'aile (il serait temps!), c'est celui de l'anglais guindé, type famille royale, fan de Thatcher ou autres. Le "Cool Britannia" de Blair, les déboires de Pete Doherty ou les frasques du prince Harry ont tordu le coup au cliché. Sans doute pas chez tout le monde, mais tout de même. L'essor de Londres en terme de place forte culturelle européenne, les différents mouvements artistiques d'envergure, la mode, les plus franchouillards diront l'Eurostar, ont largement contribué à faire de l'Anglais au chapeau melon, parapluie et Times sous le bras ou du hooligan pinte de Carling à la main, torse nu et croix de St George tatouée, des histoires anciennes. Non pas que ça n'existe plus en réalité, mais dans l'imaginaire c'est plus ou moins fini. Non le nouveau cliché, c'est le jeune cadre BCBG qui bosse 60 heures par semaine, roule en Jag' et carbure à la coke. Là encore, ça existe évidemment, mais l'image est tellement fréquente qu'elle en devient caricaturale. Bref l'anglais devrait forcément être soit coincé soit totalement exhubérant. Bien sur loin des icones de pub, la réalité est que dans les grandes lignes, l'anglais ne diffère pas tant que ça du français!Scoop.
Alors commençons par la doublette gagnante, les deux sujets dont on peut à coup sûr parier qu'ils seront abordés à un dîner, de retour en France. La météo et la cuisine. Pour la météo, malgré tout le talent en matière de mauvaise foi dont un anglais peut faire preuve, impossible de balayer le sujet en le qualifiant de "cliché". Enfin se limiter à parler de la pluie est un peu facile. Il y a aussi du vent, c'est une île après tout. Plus sérieusement, même si on ne peut nier l'impact d'un peu de soleil sur le moral, les gens qui se focalisent là dessus me donnent souvent l'impression d'avoir assez peu d'autres centres d'interets. Et puis ont peut être surpris, un peu de beau temps imprévu et c'est l'improvisation, les gens sortent en famille, se promènent, visitent, se ruent dans les parcs...Bref, on connait le climat, on relativise, on s'attend au pire. Mais après tout "look on the bright side", si le soleil est de sortie, profitons en.
La cuisine, elle, est victime d'années d'échanges scolaires difficiles. Il est de notoriété publique même pour un anglais que les restaurants scolaires sont infects, même si beaucoup de progrès ont été fait. L'excès inverse de donner aux enfants les menus qu'ils veulent, a contribué à faire du pays le premier d'europe en terme d'obésité. Du coup c'est un débat perpétuel sur l'éducation à la nourriture, cours de cuisine, responsabilisation des parents, etc...Pour la cuisine en général, il y a un énorme contraste entre le complexe d'infériorité que font les britanniques et la multiplication des émissions culinaires, et le phénomène des chefs-stars. Pour résumer, beaucoup d'anglais sont persuadés que cuisiner est une sorte de talent inné qu'ils n'ont pas, du coup ils sont très ouverts et ont un féroce appétit de connaissance dans le domaine. Hommes ou femmes d'ailleurs. L'autre aspect c'est l'appropriation de cuisines étrangères qui sont incorporés dans les menus des pubs et autres restaurant, il n'y a pas de ghettos culinaires en sorte. On trouve aisément toute sorte d'ingrédients, mondialisation oblige, mais pas seulement: il y a un réel marché, bien au delà des simples communautés.
Un autre cliché, mais qui je crois a déjà du plomb dans l'aile (il serait temps!), c'est celui de l'anglais guindé, type famille royale, fan de Thatcher ou autres. Le "Cool Britannia" de Blair, les déboires de Pete Doherty ou les frasques du prince Harry ont tordu le coup au cliché. Sans doute pas chez tout le monde, mais tout de même. L'essor de Londres en terme de place forte culturelle européenne, les différents mouvements artistiques d'envergure, la mode, les plus franchouillards diront l'Eurostar, ont largement contribué à faire de l'Anglais au chapeau melon, parapluie et Times sous le bras ou du hooligan pinte de Carling à la main, torse nu et croix de St George tatouée, des histoires anciennes. Non pas que ça n'existe plus en réalité, mais dans l'imaginaire c'est plus ou moins fini. Non le nouveau cliché, c'est le jeune cadre BCBG qui bosse 60 heures par semaine, roule en Jag' et carbure à la coke. Là encore, ça existe évidemment, mais l'image est tellement fréquente qu'elle en devient caricaturale. Bref l'anglais devrait forcément être soit coincé soit totalement exhubérant. Bien sur loin des icones de pub, la réalité est que dans les grandes lignes, l'anglais ne diffère pas tant que ça du français!Scoop.



3 réactions:
Ah, la sacro sainte météo, sujet au combien universel qui peut provoquer des discussions interminables comme s'il s'agissait du sujet passionnant par excellence.
Bon, ok, pour la cuisine, je me tais... Même si celle dont tu parles est la "nourriture" anglaise.
En tout cas, c'est un plaisir de te lire encore davantage en ce moment, j'aime ta façon d'écrire, ton regard éclairé sur les choses.
Je t'embrasse !
merci beaucoup! J'essaie d'avoir un peu de recul en ce moment, et me fixer un minimum d'objectifs sur ce blog c'est un des moyens. Et puis c'est bien gentil les weekends avec jours feriés, mais on se fait vite chier si on a pas trop de quoi sortir!
Ouais pi on en France on peut se targuer d'etre le pays de la gastronomie n'empeche que les principes de bases d'un bon repas ont tendance à se perdre au fil des generations je trouve.
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