30 décembre 2007

We're all waving flags

You are astronomical,
Fans of alcohol,
So welcome in...


British Sea Power, Waving Flags (2008)

petit aparté pour préciser que je vous parlerais plus tard de ce groupe qui sort un nouvel album dans quelques jours
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En ces temps de fêtes (oui vous êtes au courant? Suis vraiment sur le coup, moi des fois) une petite réflexion en forme de bilan est bien souvent le passage obligé. Comme ça m'emmerde profondément et que je n'ai pas envie d'avoir envie de me pendre, je vais esquiver comme Sarko un sujet sensible. Non je ne vais pas vous foutre des photos de ma dernière conquète, c'était juste une comparaison débile. En arpentant la blogosphère je suis tombé sur un blog tenu par un français vivant à Londres, son blog est même rattaché aux libé-blogs. Bien que désespérement londonien , j'y trouvais quelque interet et aussi un peu matière à débat.

Quand j'ai décidé de venir en angleterre, j'avais d'office rejeté Londres dans mes choix de destination. La principale raison était le coût, mais c'est un peu une fausse excuse vu que l'emploi y est largement plus facile qu'à Birmingham. Enfin ça je m'en suis aperçu surtout depuis. Non derrière ça il y avait aussi l'idée que l'on me rabattait les oreilles avec London et ses "frenchies" bien trop souvent, je préférais aller voir ailleurs. Depuis, et c'est souvent déstabilisant pour les autres, je me refuse à jouer la carte communautaire, j'ai bien du rencontrer deux, trois français à l'occasion, discuté quelque fois mais sans plus. Car finalement qu'ai je en commun avec ces gens si ce n'est la provenance? Bien sur ils peuvent aussi être sympa et de bonne compagnie (je ne vais pas faire de francophobie). Pour en revenir à Londres et la communauté française, j'ai un peu l'impression d'y retrouver ce parisianisme ou plutôt cet élitisme un peu nauséabond. Pas sur le blog cité plus haut, je vous rassure, mais par diverses impressions. Quelles sont les raisons de choisir Londres quand on est français? L'emploi bien sur, la City, pour qui est dans la finance c'est évidemment l'endroit rêvé. Ca me parait tout à fait normal et même utile d'y trouver différentes nationalités. Je suis un peu plus sceptique sur le coté branchouille "Ouais tu vois Londres ça bouge". Evidemment que ça bouge, mais c'est là que je parle d'élitisme, certains ont tendance à transposer la situation Paris-Province et ont ce regard dédaigneux. Ne vous méprenez pas, je m'entends très bien avec pas mal de "cockneys" (des vrais, pas des "frenchies") et ils sont d'ailleurs plutôt enclins à bouger ailleurs à l'occasion. Enfin c'est une question d'ouverture d'esprit, et le système universitaire britannique fait que les étudiants sont parfois contraints de s'installer en province, ils s'y font des amis etc...

D'un autre coté, les londoniens sont au moins aussi détestés que les parisiens en province, les rivalités nord-sud sont bien présentes, enfin on est plus dans le chambrage que dans la guerre civile évidemment. Pour en revenir à mon sujet, je ne me sens absolument pas attiré par cette communauté française de Londres, si c'est pour retrouver les mêmes gens qu'en France autant rester à la maison. Alors bien sur il n'y a pas de "communauté" au sens d'un groupe uniforme caricatural, je le sais, c'est tout aussi varié et distinct que la population française de métropole. En gardant cela à l'esprit, on peut convenir qu'il y a des attitudes plus ou moins typiques, comme celle de se regrouper rapidement plutôt que de se démerder de son coté (ben c'est ça aussi la vie à l'étranger non?). Oui je suis un peu dur, c'est vrai que j'ai eu la chance d'arriver en ayant des bases d'anglais (merci la fac et surtout merci les soirées de bitures à baragouiner de l'Erasmus...) ce qui m'a bien facilité la tâche et l'intégration s'est faite aisément. Et la hasard a fait que j'ai rencontré des anglais et qu'on s'est tout de suite bien entendu, du coup pas vraiment besoin de m'épancher sur "ces anglais" auprès de compatriotes. C'est un peu ma fierté de l'année, finalement: m'être quasi-intégré sans avoir à trop revenir en arrière, sans trop de compromis non plus. Alors bien sur j'ai sans doute le jugement plus dur sur mes compatriotes, par habitude et je tolère quasiment tout chez les anglais (qui pourtant testent mes limites fréquemment!). Je crois aussi que je developpe de plus en plus mon coté "proud brummy", ce qui est un peu ridicule je l'admet, surtout que je connais très peu de locaux finalement. Mais j'ai toujours été plus porté sur l'identité locale que nationale, ça explique.
Bon cette réflexion s'achève sans trop de résultat, c'est même un brin confus, j'espère ne pas être trop mal interprèté. Portez vous bien, bon réveillon et on se retrouve en 2008, j'essaierai de réveiller le soap, bye.

24 décembre 2007

This is X-Mas, what have you done?



Après un marathon de noël des Simpson, je dois bien m'y coller: le post de noël, car demain ça sera trop tard. Quoique je pourrais le faire à Pâques ça serait décalé et original. Bref, je garde les souhaits divers pour le nouvel an, on va pas se répeter. Bon quoi dire alors? Euh ouais c'est Nowwweeel youpi.
Déborder de joie de vivre, mielleux au possible: c'est fait.
Quoi d'autres? Ah oui, une pseudo-prise de tête psy de comptoir. Quelle attitude adopter pour noël?

1/l'aigreur. Alors d'avance, je vous tire un coup de chapeau, attitude courageuse, noble et certainement la plus honnête. Par contre vous allez en chier, je préfère autant vous le dire. A moins de vivre en ermite, vous allez forcément devoir vous confronter au monde extérieur, forcément donc, être désagréable (ce qui peut parfois être jouissif, m'enfin avouez qu'il y a plus plaisant que de faire chialer un mome pour noël ou de renverser la buche sur les genous de Tata Gladys.) Bref dans le meilleur des cas, vous vous emmerdez profond et on décrète un périmètre de sécurité autour de vous. Dans le pire des cas on vous questionne constamment sur ce qui ne va pas et on parle de vous à la 3è personne. Pour ces raisons, ça n'est pas une attitude que je recommande, car le facteur de risque est élevé.


2/La simulation. Alors là aussi, je salue le courage. Il en faudra. Vous décidez, cette année de surprendre tous le monde, vous affichez un sourire en permanence, à en complexer un présentateur télé. Vous ne cessez de vous émerveiller devant "la magie de noël", vous êtes insatiable sur les "belles histoires" et autres contes de fée. Vous êtes à 2 doigts d'apprendre le répertoire complet des chants de noël de Calogero.
Les risques: une crise de nerf le lendemain de noël: "comment c'est déjà fini? merde qu'est-ce qu'il me reste moi?" Et oui comme tout agent infiltré il y a un risque non négligeable de bascule. Restez vigilant, gardez un espace à vous, brulez des poupées à l'effigie du père noël, je ne sais pas. L'avantage: si vous avez des vues sur une charmante demoiselle, il y a des chances que cette attitude marque des points, rajoutez en sur le coté enfantin, elles adorent. Gardez en tête cependant que la st Valentin arrive vite derrière, il faudra vous y préparer, ne faites pas tapis d'entrée de jeu! C'est donc une attitude que j'encouragerai pour les plus doués d'entre vous, elle demande de gros efforts mais peux toutefois rapporter gros.


3/L'indifférence feinte. Alors là on touche au subtile, tout dans le feutré. Il s'agit en quelque sorte d'alterner entre les deux attitudes précédentes. Un commmentaire cynique suivi d'une remarque naïve l'air enfantin. Ne jamais franchir l'une des lignes, être en constante observation des réactions de votre entourage, savoir recardrer le tir en cas d'excès. Oui car les deux attitudes précédentes partent du principe que vous prenez les gens pour des cons quelque part. C'est une option bien souvent payante certes, mais il y a heureusement des exceptions. Dans ce cas la mesure ne saurait être trop recommandée. Alternez les rôles: l'observateur silencieux (avec de temps en temps un sourire en coin ou un air béat-réveur), l'attention-seeker ou le clown de service (le nez rouge n'est pas nécessaire, à moins d'un excès de boisson), ou bien encore celui qui attend son heure, mais que quand elle vient: rangez la porcelaine.
Les risques: déstabiliser son monde (c'est aussi l'avantage quelque part, rester imprévisible), se perdre un peu soi même (chassez le naturel... euh c'est pas la saison déjà!).
Malgré tout, ça reste mon attitude préférée, on reste correct tout en essayant d'être soi même par moment, tout en sachant qu'il serait difficile d'être soi même à 100%. C'est l'attitude du compromis, celle qui devrait prouver que oui, vous pouvez faire un effort sans (trop) vous foutre de la gueule du monde.
Joyeux Noël les enfants!

22 décembre 2007

ma playlist 2007

Oui les bilans c'est tout pourri, on s'en fout la plupart du temps mais bon comme j'ai eu le temps de me plonger dans le NME de noël dans l'avion, j'ai pensé à tous ces albums, ces artistes que j'ai aimé en 2007 et en voilà le résultat. En essayant d'être chronologique...



-Arcade Fire avec Neon Bible, bien que très attendu, sans conteste l'un des albums de l'année.




-The Cribs avec Men's Needs, Women's Needs, Whatever, m'a fait découvrir le groupe et leur a permis d'atteindre une nouvelle renomée.




-Joan As Police Woman avec Real Life. Entre soul et blues une découverte pour moi à beaucoup d'égards.




-Bloc Party vous invite pour A Weekend In The City, encore un groupe qui ne déçoit pas l'énorme attente, l'album prend toute sa puissance live.




-Biffy Clyro avec leur Puzzle ne recollent pas les morceaux ici, il s'agit plus de décoller le papier peint, l'album du passage "mainstream" pour les écossais.




-Editors avec An End Has a Start font plus que confirmer leur début triomphant, le groupe qui a pris une nouvelle dimension en 2007 (et que je verrai en concert en février prochain)


-Beirut et leur Flying Club Cup, à se procurer d'urgence, un ensemble piano-cordes-accordéon-guitares du plus bel effet, bourré de références francophiles, porté par une voix assez bouleversante.





-The Coral et Roots & Echoes, déjà évoqué ici.




-Radiohead et In Rainbows, au delà de l'évenement annoncé, du prix libre, un album très abouti, avec des sonorités toujours plus diverses et quelques bijoux (Nude ou Videotape pour moi mais chacun y trouve son compte). Je devrais les voir au festival d'Arras cet été, woohoo!

- Pour finir, le come back de l'année sera pour the Verve dont les concerts de reformation se sont vendus en quelques heures et ont apparemment été exceptionnels. On attend le fruit des futurs enregistrements studios.

Alors, y a pas mal d'oubliés (je pense pas qu'ils m'en veulent, hein). Certains albums m'ont plutôt plu (l'Arctic Monkey, Interpol, Babyshambles ou The Enemy) mais je n'y ai pas trouvé une vraie cohésion, ce qui fait qu'un album est un ensemble et pas un faire valoir de singles, mais ça reste du très bon. Après y a des albums auquels je n'ai pas accroché du tout comme les Kaiser Chiefs, Amy Winehouse, les Smashing Pumpkins voire même les White Stripes. Enfin, voilà mon bilan musical de l'année, je ne crois pas avoir oublié quoi que ce soit de valable, si c'est le cas faites m'en part!

14 décembre 2007

Xmas song

Bon ça sera ma seule contribution de noël cette année, vous noterez ma bonne volonté toutefois, allez je vous laisse avec Inga:

09 décembre 2007

3 ans...

Voilà, c'est tout simple: le 9 décembre 2004, j'ouvrais ce blog. Je n'avais pas vraiment idée du truc, je n'en lisais que très peu, je n'étais pas un initié, je ne lisais que des gens que je connaissais, bref j'étais loin de deviner ce qui se trouvait derrière le rideau. Aujourd'hui beaucoup de blogs sont davantage des armes marketing, des compléments aux sites webs, enfin je vais pas vous faire un cours sur les moyens d'informations. Qu'est-ce que j'ai appris moi? J'y ai pris goût (sinon je serai plus là, soyons clair), je ressens moins le besoin de tomber dans la provoc des débuts, ni forcément dans l'humour pour faire de l'humour. Je parviens même parfois (à mon grand regret j'avoue) à me livrer et à verser dans le journal intime. Pas de panique, hein je reste vigilant, je vais pas me mettre à raconter qu'untel est un gros con et que je peux pas l'encadrer et puis si je le dis sur mon blog c'est juste parce que c'est pratique hein, pas par lâcheté. Non, j'essaie de publier des trucs que je serai désireux de lire, plus tard, quand la solitude aura fini de me ronger (dans quelques années encore j'espère)
Euh c'était juste pour illustrer le truc décrit précédemment. Bref. Pour le changement d'adresse, dès que j'aurai moins de 2 grammes je m'en occuperai, là c'est dimanche merde. Oui, la mauvaise foi est elle, toujours bien présente. Voilà c'était juste pour marquer le coup, 3 ans tout ça, on va pas en chier un Big Ben non plus. Je vous laisse avec une vidéo de Biffy Clyro "Machines" qui tourne en boucle dans ma playlist, une chanson qui prend une autre dimension live.

03 décembre 2007

Le lundi, Ô sommeil!

Messieurs, dames bonsoir. Aujourd'hui, c'est lundi. Oui, je suis aventureux, je risque beaucoup en lançant de telles imprécations, merci de vous inquiéter. Le lundi, c'est un jour comme les autres, sauf que c'est pas un mardi, d'ailleurs pourquoi doit on donner un nom à chaque jour, pour qu'au final on se retrouve comme un con à demander, "au fait on est quel jour?". Je suis persuadé que la plupart de nos problèmes seraient résolus en supprimant les noms des jours. Soyons honnêtes, se faire chier un lundi n'a pas la même saveur que de glander un vendredi: voyez par vous même, on emploi déjà plus le même vocabulaire. Et ce sentiment amer qui commence à monter le dimanche soir, au lieu de profiter de notre répit de fin de semaine, nous voilà déjà plongés dans notre lundi. Bon j'avoue que bien souvent je ne me rends pas vraiment compte qu'on est dimanche, et même si c'est le cas je m'en fous pas mal. Mon esprit vaque à de plus profondes préoccupations, telles que "merde c'était mon 7è ou 8è café, c'est à combien l'overdose déjà?"
Pour en revenir à la séparation nominale de la temporalité (hein, ah c'était de ça qu'on parlait?), il faut reconnaitre que c'est confortable, on se dit "on se voit mercredi" et pas "dans 2 jours", ce qui diminue le risque de se planter de dates (une question de choix, me direz vous). Mais pensons plus large, Big Picture tout ça, avons nous vraiment besoin de nommer chaque jour différemment, allors que les journées vont de toute façon être grosso merdo, les mêmes?
"J'ai fait quoi hier? Euh la même chose, ah oui mais c'était jeudi, ça change tout, je suis vachement rassuré, j'ai cru que j'avais alzheimer..."
Bref le peu de piment qu'il resterait serait de se fixer dans le temps, ça créerait un bordel monstre probablement, et j'avoue que ça ne serait pas pour me déplaire. Surtout, tuons le dimanche merde, on a rien d'autre à foutre que de consommer connement des programmes télés débiles, de payer des sommes insultantes pour un pauvre match de foot, tout ça pour s'énerver contre ces fainéants trop payés. Si ça continue on va finir par aller à l'église, je vous préviens: tant qu'à se faire chier et être manipulés, autant aller voir des experts. Et don't get me started sur Noël, c'est encore trop tôt pour mon post énervé anti-bisounours (ahaha y en a qui croyaient être servi tôt cette année, nan nan c'est pas encore ça). Pour faire un brin de teasing, va y avoir l'anniv des 3 ans du blog, le changement de nom à venir avant Noël, alors respectons au moins ça: on va pas avancer tout simplement parce que les catalogues le font.
Bon je me suis égaré, le but n'était pas de finir par une crise de mauvaise humeur (cela dit me concernant c'est pas une crise, je suis tout le temps comme ça) mais plus de remplir une page de questionnement idiot à partir de rien (et à finir avec peu), et partager ce sentiment d'avoir perdu un temps précieux à rédiger ou lire ces conneries.
Ne me remerciez pas.