09 novembre 2009

Sometimes u can't smell the shit till u're in it

On a beau être d'un naturel défaitiste, cynique parfois, résigné ou désabusé au choix, des fois on se voit encore trop beau. Ou bien on est prêt à en chier, pour un temps, en se disant que ça n'en sera que meilleur ensuite, sauf que le bref intérim "dans le caca" devient un CDI. Tout l'intérêt de vomir sur les bisounours normalement, c'est que quand ils tournent goth-emo fans de Muse et Twilight à la première déception, on peut se marrer dans son coin. Le cliché aussi, ça se recycle, mes braves gens, Grenelle de l'environnement, tout ça... Bref habituellement je suis peu surpris de ne pas me réveiller avec un sourire d'ahuri collé sur la tronche, déjà parce que ça me ferait mal aux machoires, suis pas habitué. Disons qu'en règle général whatever can go wrong, goes wrong, donc autant s'y préparer, ça ne veut pas dire qu'on doive arrêter d'essayer évidemment, mais parfois garder à l'esprit qu'il faudra dégager un bon paquet de merde avant d'arriver à la botte de foin dans laquelle se trouve l'aiguille.
Au passage, rien de tel que ce bon vieux Larry David de Curb Your Enthousiasm pour toute application de la loi de Murphy. Je devrais m'en inspirer et écrire mon show: chaque situation en principe et très simple, mais rien ne se déroule comme prévu et le pire scénario possible est en vérité sous-estimé. Notre héros aime discuter, parler de tout et de rien, et cherche souvent des raisons à tout. Le schéma classique: d'une conversation innocente et calme il se retrouve dans un débat enflammé plus proche du combat de boxe que du salon de thé, sans aucun indice quant à la raison du dérapage. Le personnage va de l'incompréhension à l'énervement et passe ses nerfs sur un quidam en apparence sans importance qui n'avait rien demandé, mais qui au final retombera sur la gueule de notre héros. KABAM! Et chûte cocasse, il y en a quand même 7 sept saisons pour le moment.
Parenthèse refermée. Je trouve qu'il est dommage de ne pas profiter de mon "temps libre" pour être un peu sinon créatif, au moins productif, et de préférence sans rapport avec le merveilleux univers de la recherche d'emploi. Me mettre au site web (quand je vois ce blog, ça fait peur!), mais je pars de très loin: j'avais des bases d'html fût un temps. Là j'aimerai monter un site, qui tienne la route visuellement, bref un challenge à moyen terme quoi. Faut que j'apprenne une nouvelle langue en gros, bouffer du code. D'ailleurs je me demande quelle est la différence entre apprendre ça en anglais ou en français? Oui j'aimerai bien sur que ce site soit bilingue. Enfin voilà prendre les choses en main un petit peu, tant qu'à passer mes journées sur le net...Organiser un peu ça, faire des listes, me fixer des deadlines s'il faut en arriver là. Et puis merde tout le monde autour de moi monte des sites, il serait temps que je m'y mette.

05 octobre 2009

on a silent sea

Après plus de trois mois en France, il est temps de regarder un peu ma situation "d'impatrié", avec cette sensation étrange d'être parfois un inconnu en terrain connu, ou l'inverse: la langue a également ses subtilités qu'il faut redécouvrir! Ayant été un peu laxiste sur ce blog tout comme avec bien d'autres moyens de communication, m'exprimer en français a dans un premier temps été chaotique. Il m'arrive désormais plus rarement de jurer en anglais, ou de mélanger mes mots, et c'est quand l'occasion se présente de parler anglais qu'il faut me réadapter. Rien de surprenant en soi. C'est pour cela que des visites fréquentes de l'autre coté du Channel s'imposent, par soucis de garder mon niveau, bien sur, pas pour fréquenter les pubs, hein (wink, wink).

Pour en revenir à la France, rien n'est plus facile, et il est compliqué de faire une comparaison. La recherche d'emploi est pesante, avec comme principal soucis l'impression de ne pas avoir l'étiquette (quelle qu'elle soit) indispensable au marché du travail français. Dans une société en crise, où l'adaptabilité devrait devenir un atout, ou le job à vie est un luxe, à quoi bon se fixer des limites, faire tapis pour une carrière et risquer d'être balayé à la prochaine secousse? Je ne dis pas qu'il faut venir au travail tous les jours avec une valise pour pouvoir dégager en 30 secondes montre en main, mais repenser le recrutement en prenant en compte cette donnée.
Enfin j'ai bien conscience qu'il y a paquet de gens plus méritant, mieux formés ou plus motivés dehors, je me questionne aussi sur ma capacité à stand out of the crowd, et plus particulièrement dans l'exercice un brin faux-cul de la lettre de motiv' (cf. post précédent) qui écrème une bonne partie des bouseux dans mon genre. Enfin voilà rien d'original, on arrive forcément à une période de doutes, on a beau se convaincre qu'on n'est pas ce qu'on fait, que se résumer à un poste, une fonction ça vous pose un con, l'inactivité et le manque de ressources suffisent à clore le débat intérieur.

14 septembre 2009

lettre de démotivation

Madame, Monsieur


Je souhaiterai porter ma candidature à votre attention concernant le poste de responsable rayon boissons, dont j'ai vu l'annonce sur anpe.fr (Numéro d'offre
KIKOOLOL69)
Je suis récemment rentré de Grande-Bretagne après un séjour de trois ans durant lesquelles j'ai exercé différentes professions dans le domaine de la glande, de la branlette et de l'industrie des bitures et des murges. Avant cela j'ai obtenu une licence d'anglais, option enculage de mouches à l'université de Tours.

J'ai également, au cours de mes études supérieures, pris goût à la bière, ce qui m'a conduit par la suite à vouloir améliorer mes capacités en partant en Angleterre. J'ai aussi travaillé comme commercial dans une agence marketing pendant environ un an. Croyez moi, si vous ne tenez pas l'alcool, vous ne durez pas dans ce métier. Ma pratique de l'alcool au quotidien et mon expérience au service des gueules de bois sont donc mes atouts, tout comme ma motivation à améliorer mon manque de connaissances dans les domaines nécessaires. J'apprécie le travail en équipe,(je paie mes tournées) mais je suis aussi capable de travailler de manière autonome si besoin est (paie ta bouteille).

Afin de vous apporter de plus amples informations à mon sujet, je vous invite à consulter mon bilan médical ci-joint, et au besoin à prendre contact directement (contacter Riton au Balto).
Je suis pour le moment disponible à l'emploi en France et ai l'intention de me re-localiser selon les opportunités et la proximité des pubs. Dans l'attente de votre réponse (et d'une greffe du foie), je vous prie d'accepter mes sincères salutations.



Respectueusement,



Matt

06 mai 2009

bref

Alors que l'on me propose de tenter de fourrer des sosies de Gaga, de savoir quel type de papier cul je suis en app' facebook, ou bien encore de calculer mon credit level, j'arrive à trouver le moyen de passer du temps pour poster sur mon blog. Le ringard! De là à dire que je me fais chier, il y a un pas que je ne franchirai point.
Retour à square 1 en gros, vous l'aurez compris, j'ai laché mon taf. L'envie de glande à prit le dessus, enfin plus sérieusement le besoin de changement s'est fait sentir. C'est dans la logique des choses en ce qui me concerne, je me lasse assez vite et j'ai besoin de bouger. Vraisemblablement, changement de pays aussi, encore cette envie de voir autre chose. Reste à savoir quoi évidemment.
D'ici là on profitera un peu de l'été en France. Rock & Roll.



14 février 2009

It's all about going out and getting pissed with eagle eyes

Sujet incontournable sur ce blog, la saint valentin. Rien de mieux pour un énième come-back en quelque sorte. Pour ceux qui me liraient encore. Ou pas finalement, l'important c'est d'écrire pour soi en premier lieu, si c'est pour se sentir "obligé", ça n'est pas la peine. Bon on ne vas se justifier pendant 107 ans non plus. Bref le fait est que l'envie et l'opportunité de reposter sur ce blog se sont présentées et au même moment, fallait pas se louper.
Alors la St Val, cette année un samedi ça tombe nickel, l'excuse du "non, mais on bosse demain chouchou pas de folies" n'a pas lieu d'être, tout couple qui se respecte (ahah) doit y passer. Tiens d'ailleurs une pensée pour ceux qui se sentent forcés de mettre les petits plats dans les grands par peur de décevoir l'autre, sans se douter qu'en vérité l'un comme l'autre s'en foutent royalement.
Rien de bien méchant cette année, je la joue détaché, pourquoi prendre position finalement, il n'y a pas forcément débat. En ce qui me concerne je ne me sens ni le besoin de recourir au speed dating, ni de m'inscrire aux groupes anti-st valentin sur facebook. Je me descend mes quelques bières tranquille, décontracté du gland...
Je vas pas la jouer vieux résistant c'est pas le sujet mais l'agitation qui entoure cette date m'amuse: c'est vrai qu'en plein credit crunch, à mi-chemin entre Noël et Pâques il fallait une occasion de consommer. Sinon pour éviter de tomber dans la sinistrose totale, je vous laisse écouter les chaleureux écossais de Glasvegas, il vous manquera plus que la corde pour conclure cette soirée en beauté. Au passage c'est la misère pour mettre une vidéo, musique sur un blog désormais, je comprends que la blogosphère se ralentisse...

31 décembre 2008

fin d'année 2008



Message incontournable, celui de fin d’année, l’ironie veut que cette année je commence à le taper dans un train me conduisant vers Angers pour passer le réveillon en compagnie de l’essentiel de mes lecteurs! Dis comme ça, je donne l’impression d’être un blogger super open qui va à la rencontre de son public, genre la star qu’a su rester simple...Pas du tout, en fait seule l’élite de mon lectorat va bénéficier de ma présence en ce soir de fêtes, faut pas déconner.

Sinon les chevilles vont bien. Comme le veut la coutûme sur ce blog (quelle originalité!) en ce dernier jour de 2008, on essaie de se pencher sur l’abîme, enfin je veux dire sur l’année écoulée, le tout sans se casser la gueule. Bon alors pour respecter la tradition il faut normalement que j’explique que les bilans c’est pourri, qu’on s’en fout qu’une année civile se finisse, ça n’est qu’un changement de calendrier, tout ça... Puis finalement je me livre quand même à l’exercice. Pour combler le manque d’inspiration, en général je me replie vers les années précédentes et je me marre.

Là difficile de se plaindre, donc j’ai un truc qui ces temps-ci, se perd: un job. Non sérieusement le pessimisme an Angleterre m’avais presque fait oublier que ça devait pas être rose non plus en France, là je dois dire que le pire est sans doute encore à venir. Bref quel intêret à être blasé et cynique quand l’ensemble de la société le devient? C’est là le problème qui va se poser, vais-je devoir me reconvertir en joyeux drille pour faire original? Les gens semblent soudain réaliser que le mode de vie “classique” boulot-emprunt-labrador pouvait s’effondrer à tout moment. Que les institutions les plus solides peuvent aussi avoir des pieds d’argiles, bref au final personne n’est à l’abris. A coté de ça, le retour à la campagne rassure quelque part: rien ne change trop, le temps semble figé. Je commence finalement à saisir ce qui m’emmerdait profondément par le passé, cet aspect immuable partout. Finalement c’est protecteur pour pas mal de gens.

Pour ma part je repars bientôt pour un nouveau cycle en 2009, on va retrouver le taf, les collègues et les potes après un bref intermède en France, beaucoup de retrouvailles, beaucoup de rires et un peu d’alcool. Au final: Guacamol au réveillon, tête dans le fion.

28 décembre 2008

Knock, Knock...

who's there?
Céléka
Céléka who?
Céleka trand'tonblog, ducon! Bon anniversaire!


Découvrez The Libertines!


ah oui merde on a oublié de fêter ça dans les règles de l'art: le 9 décembre 2008 ça a fait 4 ans que ce blog existe (ou tente d'exister). Enfin voilà cette fois il s'agit plus de montrer qu'il est toujours vivant, ou plutôt sous perfusions depuis quelques mois à vrai dire. Enfin ça devrait changer en 2009 vu que j'ai désormais mon ordinateur (le précédent ayant été chourravé pour ceux qui suivent pas, ou qui ont une vie).

En fait décembre ça a toujours été le même schéma au niveau du blog: on démarre la saison des bilans par cet anniversaire: qu'est ce que j'ai blogger cette année, l'évolution tout ça, on s'envoit des fleurs. On enchaine avec les joyeuxnoëlités d'usage, puis le bilan de l'année civil, les ambitions pour la suivante etc, etc. Et bien sur j'essaie d'y couper, en faisant le kékos sur ton de "nan mais moi je suis trop original, rien à foutre tout ça". Mais au final je le fais quand même, c'est quand même bien pratique d'être conformiste des fois.
Bon alors au programme d'aujourd'hui juste un retour au blog, l'envie de retaper sur un clavier et de couper de facebook. Putain ça fait déjà une semaine de vacances de finie, dans une semaine et quelques je prends pour 50 semaines fermes... Dit comme ça, y a moyen de se flinguer. Cela dit après une première semaine famille à reprendre quelques kilos perdus, la semaine qui s'annonce devrait passer encore plus vite, autres retrouvailles et voyages. Certainement un message de fin d'année sur ces pages, puis on ouvrira 2009 avec pour ma part un taf (ce qui à vrai dire est déjà pas si mal, suffit de relire les messages inauguraux des autres années pour s'en apercevoir!).

Fuck le credit crunch en gros. Et joyeux Noël en retard. Happy birthday blog, putain 4 ans, mon blog devient adulte (enfin pas au sens pour adultes, vous méprenez pas je n'ai pas de clubs échangistes à sponsoriser).

Sur ce portez vous bien!