09 décembre 2009

Epilogue.4: Fuck you, it's over

Chronique d'un arrêt annoncé, c'est la dernière, action.
Tout d'abord c'est aujourd'hui le 5è anniversaire de ce blog, 5 c'est un chiffre intéressant, ça. Entre 4 et 6, c'est pas un hasard. C'est un chiffre que j'associerai au succès. Il n'y a qu'à voir la liste non-exhaustive: la Renault 5, La Cinq, les Jackson Five, les L5, le Club des cinq, le quinquennat, le pressing 5 à sec (y a du gros jeu de mot là, hmmppfff résistons), les MC5 - je crois que les citer dans la même liste que les L5 doit être passible de crime contre la musique, m'en fous je relance d'un Maroon 5 et vlan! Reçu 5 sur 5, le cinquième élément, le "Hi five!", les cinq doigts de la main, la cinquième colonne, les cinq piliers, les cinq mercenaires, les cinq cavaliers de l'apocalypse, les cinq apôtres, 2+2=5, Blanche neige et les 5 nains...
Bref c'est une grande fierté d'avoir atteint ce grand chiffre, et on me dit en régie qu'avec des blagues de ce niveau, c'est une chance de ne pas aller jusqu'à 6.

Non mais 2004-2009 R.I.P, tout ça, c'est pas mal une demi-décennie.
Et puis dans 10 ans, grand revival: les blogs kitchs de retour, on fera dans le minimalisme avec le retour du html de base, les petits coeurs et les paillettes. C'est marrant d'ailleurs de voir comment chaque génération s'approprie l'internet et ringardise la précédente. C'est pas un phénomène nouveau, mais ça me semble amplifié. Enfin l'avantage de ne pas avoir cherché à être dans un mouvement particulier, c'est qu'il n'y a pas d'amertume à le voir disparaitre. On évolue, et même si je ne me vois pas forcément éloigné du net, et des échanges qui en découlent, il me faut trouver d'autres média que ce blog, d'autres projets. Bref repartir. En attendant, je garderai un œil amusé sur certains posts qui ont marqués ces 5 années et rendent un peu compte de manière plus ou moins déguisée, des rencontres et expériences diverses que j'ai traversées. Ces élucubrations ont souvent l'avantage de remettre en situation, c'est souvent ce qui motivait: la crainte d'oublier beaucoup de choses, mais comme j'assume pas le journal intime ou la thérapie, j'ai préféré ça.

Il y a aussi les lecteurs anonymes, grand mystère du blogisme (blogage,blogging, blogation?). On a beau fliquer, compter les stats, on ne sais jamais vraiment qui nous lis et c'est ce fantasme qui tient le blogger actif. Sinon, pourquoi ne pas juste garder ses écrits privés, ou partagés à des lecteurs choisis? Sans doute une part d'exhibitionnisme ou d'égocentrisme quelque part. On écrit d'abord pour soi, certes mais avec le désir d'être lu, voire compris, et donc de s'imposer un certain style, une tenue. Un peu comme pour sortir de chez soi, on préfère s'habiller correctement, à l'occasion on va acheter ses [clopes]-[bières]-[capotes] en short et tongs, mais c'est quand même plus rare d'y aller à poil. Donc le blog "langage SMS", très peu pour moi.

Voilà, j'aimerai finir avec une sentence profonde et pleine de vérité, mais là franchement, c'est casse-gueule, et puis bon la drama-queen, ça va deux minutes mais y a pas mort d'homme non plus. Bref, on tire les rideaux, on replie les chaises, quelqu'un s'occupe de couper les fusibles, là? OK, merci à vous, bonne continuation! Fin de la transmission.

02 décembre 2009

Epilogue.3: Soap ending

Remember 2007, ok. Mes premiers pas en terre albionne, furent l'occasion de démarrer une chronique régulière relatant avec plus ou moins de fantaisie me vie de colloc, sous la forme auto-proclamée d'un soap-opera. Enfin j'espère que ça tirait plus du coté de skins que de hollyoaks, mais bon l'idée c'était surtout de mettre une forme humoristique et légèrement romancée sur un quotidien pas forcément extravagant. C'était baptisé Eldoners. Comme je n'avais jamais vraiment refermée cette "saga", le moment est assez bien choisi pour le faire. Voici donc l'ultime épisode, en exclu HD, disponible On Demand (moyennant rétribution, faut pas déconner). Allez monte, Huguette.

ELDONERS
: Finale

Le dernier épisode datant de bientôt deux ans, beaucoup de choses ont évoluées chez nos héros. FLASHBACK.

  • Janvier 2009, frenchy finit une journée bien pénible à bosser comme un con, les dernières illusions de motivation ont finies de se dissiper, telles les odeurs de bières, clopes et vieilles chaussettes une semaine après une biture. Un jeudi noir qui n'annonce rien de bon pour les deux jours de taf censés suivre. Coïncidence, c'est justement ce soir là que son ancien colloc Dan, désormais à Londres avait choisi pour faire une visite éclair. Sur un coup de tête, frenchy décide de couper court aux formalités de fin de journée de taf pour rejoindre Jonny, Tom et Jarvis déjà pleinement occupés à renouer les liens de collocs. S'en suivit une bonne soirée, une première depuis pas mal de temps en fait. Depuis que frenchy avait eu cette idée de travailler à vrai dire, vampirisé par ce job qui lui prenait tout ce temps et ces efforts.
Vendredi matin. Genre 10-11h, un truc tôt comme ça. Coup de téléphone.

"-hein? il est déjà 9h
-Euh, non c'est pas ton réveil, c'est ta collègue, tu nous fais quoi?


-Quoi? Merde, on est vendredi?Euh, ouais j'me prépare, à dans une heure..."



Re-coup de téléphone, genre vers 12-13h.


"-Bon t'es où, là on t'attends rejoins nous au bus

-Hein? ah oui merde, je suis toujours chez moi là, ça va pas être possible, j'ai mal au crane...

-Putain tu fais chier, je le savais en plus merde"



Comme quoi une soirée de bourrage de gueule avait eu plus d'effets que 8 mois de bourrage de crâne. Oui, il est possible de sécher le boulot, surtout avec une GDB telle que la seule productivité du jour est celle provenant d'un estomac chahuté.

En plus ce vendredi soir, c'est l'anniversaire d'Amy et il est prévu de remettre le couvert. Au programme, pub, avec un repas pour éponger avec la même équipe moins Dan, qui fut psychologiquement très fort et fidèle à ses intentions d'origine de rentrer à Londres. Ensuite, direction StarCity, centre d'attraction avec bowling, ciné, restaus, etc... Au programme une partie de LaserQuest, ou frenchy faillit éborgner une parfaite inconnue du fait de ses réflexes prodigieux et d'un degré d'alcool toujours correct. En sortant, il décida de prendre la rampe d'escalier, on est cool ou on ne l'est pas, et au grand amusement de la foule qui se pressait pour faire la queue en bas, il finit en vol plané. Il eut le temps d'ailleurs de réaliser durant cet hommage à Eole que l'escalier ayant un palier pouvait aussi faire office de tremplin...Plus de rire que de mal, heureusement, et dans ces cas là on se félicite d'être trop saoul pour se préoccuper du grand moment de solitude. Enfin c'est là le prix à payer pour être une source de divertissements. La soirée se finit en pub, taxi, et ravitaillement avant atterrissage plus que douloureux.
Samedi matin, téléphone.

"ouch, 'lo. Nan, toujours pas, me sens pas très bien, ouais j'aurais peut être pas du ressortir aussi, c'est abusé ouais, bye. Merde c'est quoi ce bleu marron sur ma hanche?"



  • Plusieurs semaines plus tard, frenchy avait retrouvé son mode de vie habituel, claqué la porte du job, lassé par les nombreuses vexations et une ambiance pourrie, mais en gardant de bonnes relations avec d'anciens collègues. Il vivait désormais avec Jonny, Tom et un autre colloc dans une maison proche de celles des année précédentes. Jarvis, l'ancien colloc était lui emménagé officiellement chez sa copine Anna (son aînée de 5 ou 6 années, elle a également deux enfants). Son emménagement semblait une formalité plutôt sensée, vu qu'avant cela il payait un loyer tout en étant chez elle les trois quarts du temps. Mais, Anna jouissait d'assez peu de sympathie auprès des ex-collocs pour diverses raisons, et Jarvis était la cible de constantes railleries à ce sujet. "Alors ça va stepdaddy?". Le fond de la pensée était qu'elle se servait de lui pour garder ses gosses et prétendre avoir toujours 20ans, tandis que lui vivait "comme un vieux" alors qu'il avait justement 20 ans. Bref, un jour le clash arriva et Jarvis vint occuper la chambre d'amis. Il en profita au passage pour se démolir la main lors de cette soirée d'accueil en frappant un mur. Jarv' ayant descendu une bouteille de bourbon il était difficile d'établir un diagnostic autre que "fais pas ta pleureuse, mets un peu de glace, on verra demain". Bon après, il s'est avéré qu'il s'est fracturé une phalange, y a pas non plus écrit médecin, hein. Bref le fin mot de l'histoire est qu'il s'est bousillé une main et a avalé sa fierté et est retourné faire le dos rond chez sa grosse, trop contente de le récupérer après s'être rendu compte qu'elle trouverait pas mieux.
Au final, le mois de juillet arriva et frenchy plia bagages pour le pays qui l'a vu naître, afin de voir si le chômage y était plus doux. Sans pour autant s'interdire des visites occasionnelles et souvent riches en évènements. Voilà, a not-so-happy ending.

25 novembre 2009

Épilogue.2: rien à dire.

Deuxième volet de la tétralogie « clap de fin » de ce blog.

Cette semaine j'aborde- merde, téléphone.

Je disais donc, avant d'être importuné par des inconséquents me proposant du travail, cette semaine, abordons le thème des posts déstructurés. Sans doute mon style préféré, assez casse gueule, comme on peut en juger sur certains exemples. Mais c'est assez jubilatoire de partir à l'aventure sur une feuille blanche, sans autre objectif que de laisser les mots s'enchaîner. Le stream of consciousness comme on disait en cours de littérature pour se la péter à la fac. Ça peut vite tourner à meubler avec des calembours périmés, des pseudo-coups de gueule ou des niaiseries consensuelles, c'est le danger. Mais ça a le mérite d'être sans ambitions particulières, donc on se contente de peu, quel que soit le résultat, il s'agit seulement de finir. Un peu comme la vie passé un certain stade. Tiens, je reçois un mail.

Encore une candidature négative, il se passe quoi aujourd'hui, les DRH sont sorti d'hibernation, ils ont décidés de lire leur mails? Sans déconner, environ deux ou trois semaines sans aucune réponse, et là c'est la troisième aujourd'hui.

Bref, je disais donc, c'est plus facile d'écrire ce type de message car au lieu de penser à ce qu'on veut écrire, on écrit ce que l'on pense. Dis comme ça, ça fait très journal intime, mais descendez une bouteille de whisky, sniffez deux, trois lignes par jour et on appèle ça de la littérature. Après avoir suivi scrupuleusement ce régime pendant un temps, votre train de vie ayant atteint un certain niveau, vous vous recyclez cyniquement dans le roman de gare mièvre pour ménagère et ado pubère, ça marche quoi qu'en pense les critiques, et ça paye son gramme. Pour adapter ça à d'autres arts, remplacer littérature par cinéma d'auteur, chanteur engagé aux cachets, ou autre appellation «tendance».

Là par exemple, je me met à trop réfléchir, on commence à trouver un fil conducteur, un raisonnement: c'est pas bon. Faut que j'aille pisser.

C'est vrai que la plupart du temps, ce style était souvent lié à l'état d'ébriété dans lequel je me trouvais: choix de facilité bien compréhensible. Mais même à jeun, mon goût pour les digressions diverses est souvent contraire à une structuration logique du propos. Oui en gros même sobre, je raisonne comme un mec bourré. Enfin sans les redondances et les problèmes de dyslexie, j'espère. Enfin sans les redondances et les problèmes de dyslexie, j'espère. Ahahah.

La seule difficulté alors, c'est de savoir quand s'arrêter. Oui, vu qu'il n'y a par définition, pas de conclusion véritable, on peut continuer à ressasser les mêmes conneries encore longtemps. Mais il faut savoir en garder sous le coude, pour un jour de pluie, comme on dit.

18 novembre 2009

Epilogue.1: analyses

Comme annoncée, voici la première étape menant au clap de fin. Je sais, j'ai toujours voulu donner dans le théâtral. Enfin aujourd'hui on revient sur un type d'article que j'affectionnais à mes débuts (un peu trop sans doute): la polémique. Enfin rien de bien révolutionnaire, à la relecture ça prête surtout à sourire: les nobles combats contre le mariage, la st Valentin ou les gothiques, n'avaient rien d'homériques, et le style: un brin présomptueux, je dois reconnaitre. Ma défense c'est qu'il s'est passé 5 années, qu'évidemment on mûrit et on essaye d'endiguer cette rébellion à deux balles par de l'esprit et du détachement. "Mon dieu, ce jeune était d'un vulgaire alors". Mais malgré l'autocritique sur le style et la forme, je pense être toujours d'accord avec moi même sur le fond, et c'est là l'important. Non pas d'être forcément borné et de vouloir à tout prix garder la même ligne de pensée, mais de se dire qu'on peut évoluer sans tout renier, et ne pas retourner sa veste sous prétexte qu'on a un peu plus de vécu. Il fallait que jeunesse se passe, certes mais pas à n'importe quel prix.

Puis on a aussi évoqué le référendum sur la Constitution européenne, en 2005, les modes de vies du fêtard ou l'hypocrisie de certaines expressions du langage courant. Enfin le plus drôle c'est souvent dans les commentaires qui suivent: c'est là tout l'intérêt de ces articles, sinon provoquer un débat, au moins démarrer une conversation (généralement conclue par une Blaga2bal d'un intervenant). Du coup c'est plus productif de prendre une posture un peu tranchée voire radicale, quitte à être caricatural parfois. Je traitais un peu plus de politique dans les dernières années, souvent avec pas mal de dépit. Aujourd'hui d'ailleurs, il faudrait un sacré bouleversement pour que je me foule le neurone à parler politique. Ca aussi, c'est d'un vulgaire!

Enfin à l'heure actuelle ce qui me fait parfois bondir -le mot est un peu fort, je ne prends plus les choses aussi à coeur- c'est les donneurs de leçon en ce qui concerne la recherche d'emploi. "Oh bien tu dois mal chercher, il y en a du travail" est le dernier exemple en date. Comme si j'en doutais, bien sur qu'il y a du travail sinon je me casserais pas l'oignon à envoyer des cv. Mais l'idée qu'il y ai peut être d'autres gens qui le fasse et que donc il y a une part qu'on ne contrôle pas dans la démarche échappe à certains "bas du front". La clé étant de ne pas se décourager et d'envoyer un maximum de candidatures afin de multiplier ses chances, croire à de simples statistiques en gros. Mais les "conseils" avisés de personnes dont la seule qualification est d'avoir trouvé un travail un jour et d'y être resté bien au chaud me fait doucement rigoler. Peut être faut-il jouer la provoc et répondre un "non mais t'as raison je cherche mal, c'est tellement mieux d'être au chômage que de se casser le cul pour finir comme des millions de connards dans ton genre". Mais bon il parait qu'il faut être adulte et responsable et tout, baisser la tête, ravaler sa fierté, serrer les dents mais pas les fesses pour se faire une place au soleil...

13 novembre 2009

Deadline

Le 9 décembre, ce blog fêtera ses 5 ans. Bon, sur ces cinq années, il y en a à peu près trois complètes, le reste étant un peu négligé avec des pauses plus ou moins longues. C'est donc logique de penser à mettre la clé sous la porte, ou plutôt d'évoluer. Déjà parce que mon manque d'assiduité à fini de décourager les quelques lecteurs, et pour ne pas m'accabler complètement: le « réseau » donc ce blog était partie prenante est plus ou moins mort de sa belle mort!

Qu'à cela ne tienne, j'ai toujours des projets sur le net et je profite un peu de ce 5è anniversaire pour fermer ce chapitre. Avant cela, il reste quatre semaines pendant lesquelles j'ai envie d'aborder un rendez vous régulier, divisé en quatre parties, histoire de pas partir comme un voleur. Donc pour les 4 semaines qui viennent, je me replongerai à la source de ce blog, avec les fameux articles polémiques à deux balles du début, avec un regard plus mature. Je ferai aussi un flashback sur les années fac, la période anglaise évidemment, enfin plein de trucs quoi. On évitera de tomber dans le « best of » ou autre connerie, enfin je me ferai plaisir à me replonger dans ces époques bien différentes. Voilà c'était juste pour annoncer le programme!

09 novembre 2009

Sometimes u can't smell the shit till u're in it

On a beau être d'un naturel défaitiste, cynique parfois, résigné ou désabusé au choix, des fois on se voit encore trop beau. Ou bien on est prêt à en chier, pour un temps, en se disant que ça n'en sera que meilleur ensuite, sauf que le bref intérim "dans le caca" devient un CDI. Tout l'intérêt de vomir sur les bisounours normalement, c'est que quand ils tournent goth-emo fans de Muse et Twilight à la première déception, on peut se marrer dans son coin. Le cliché aussi, ça se recycle, mes braves gens, Grenelle de l'environnement, tout ça... Bref habituellement je suis peu surpris de ne pas me réveiller avec un sourire d'ahuri collé sur la tronche, déjà parce que ça me ferait mal aux machoires, suis pas habitué. Disons qu'en règle général whatever can go wrong, goes wrong, donc autant s'y préparer, ça ne veut pas dire qu'on doive arrêter d'essayer évidemment, mais parfois garder à l'esprit qu'il faudra dégager un bon paquet de merde avant d'arriver à la botte de foin dans laquelle se trouve l'aiguille.
Au passage, rien de tel que ce bon vieux Larry David de Curb Your Enthousiasm pour toute application de la loi de Murphy. Je devrais m'en inspirer et écrire mon show: chaque situation en principe et très simple, mais rien ne se déroule comme prévu et le pire scénario possible est en vérité sous-estimé. Notre héros aime discuter, parler de tout et de rien, et cherche souvent des raisons à tout. Le schéma classique: d'une conversation innocente et calme il se retrouve dans un débat enflammé plus proche du combat de boxe que du salon de thé, sans aucun indice quant à la raison du dérapage. Le personnage va de l'incompréhension à l'énervement et passe ses nerfs sur un quidam en apparence sans importance qui n'avait rien demandé, mais qui au final retombera sur la gueule de notre héros. KABAM! Et chûte cocasse, il y en a quand même 7 sept saisons pour le moment.
Parenthèse refermée. Je trouve qu'il est dommage de ne pas profiter de mon "temps libre" pour être un peu sinon créatif, au moins productif, et de préférence sans rapport avec le merveilleux univers de la recherche d'emploi. Me mettre au site web (quand je vois ce blog, ça fait peur!), mais je pars de très loin: j'avais des bases d'html fût un temps. Là j'aimerai monter un site, qui tienne la route visuellement, bref un challenge à moyen terme quoi. Faut que j'apprenne une nouvelle langue en gros, bouffer du code. D'ailleurs je me demande quelle est la différence entre apprendre ça en anglais ou en français? Oui j'aimerai bien sur que ce site soit bilingue. Enfin voilà prendre les choses en main un petit peu, tant qu'à passer mes journées sur le net...Organiser un peu ça, faire des listes, me fixer des deadlines s'il faut en arriver là. Et puis merde tout le monde autour de moi monte des sites, il serait temps que je m'y mette.

05 octobre 2009

on a silent sea

Après plus de trois mois en France, il est temps de regarder un peu ma situation "d'impatrié", avec cette sensation étrange d'être parfois un inconnu en terrain connu, ou l'inverse: la langue a également ses subtilités qu'il faut redécouvrir! Ayant été un peu laxiste sur ce blog tout comme avec bien d'autres moyens de communication, m'exprimer en français a dans un premier temps été chaotique. Il m'arrive désormais plus rarement de jurer en anglais, ou de mélanger mes mots, et c'est quand l'occasion se présente de parler anglais qu'il faut me réadapter. Rien de surprenant en soi. C'est pour cela que des visites fréquentes de l'autre coté du Channel s'imposent, par soucis de garder mon niveau, bien sur, pas pour fréquenter les pubs, hein (wink, wink).

Pour en revenir à la France, rien n'est plus facile, et il est compliqué de faire une comparaison. La recherche d'emploi est pesante, avec comme principal soucis l'impression de ne pas avoir l'étiquette (quelle qu'elle soit) indispensable au marché du travail français. Dans une société en crise, où l'adaptabilité devrait devenir un atout, ou le job à vie est un luxe, à quoi bon se fixer des limites, faire tapis pour une carrière et risquer d'être balayé à la prochaine secousse? Je ne dis pas qu'il faut venir au travail tous les jours avec une valise pour pouvoir dégager en 30 secondes montre en main, mais repenser le recrutement en prenant en compte cette donnée.
Enfin j'ai bien conscience qu'il y a paquet de gens plus méritant, mieux formés ou plus motivés dehors, je me questionne aussi sur ma capacité à stand out of the crowd, et plus particulièrement dans l'exercice un brin faux-cul de la lettre de motiv' (cf. post précédent) qui écrème une bonne partie des bouseux dans mon genre. Enfin voilà rien d'original, on arrive forcément à une période de doutes, on a beau se convaincre qu'on n'est pas ce qu'on fait, que se résumer à un poste, une fonction ça vous pose un con, l'inactivité et le manque de ressources suffisent à clore le débat intérieur.